Impossible de parler de Buenos Aires sans parler de ses taxis, tant ils sont nombreux dans la capitale argentine. La crise a en effet incité de nombreux argentins à se reconvertir dans un métier parfois très différent de leur métier original. J'ai ainsi eu l'occasion de parler avec un ancien publicitaire, qui avait bossé dans des agences américaines et européennes avant de revenir en Argentine, et de se retrouver contraint de faire le taxi. Cela donne aussi l'occasion de rencontrer des chauffeurs qui n'ont aucune idée de là où l'on veut aller, ne connaissant pas la rue indiquée. On en est parfois presque réduit à faire le co-pilote...
Mais ne leur jetons pas la pierre : la plupart sont des personnes plutôt âgées, et se reconvertir dans un métier plus "classique" à ce moment là de sa vie doit être mission impossible en Argentine.
L'avantage du métier de taxista est la grande liberté que leur accorde leur activité. Les chauffeurs nous expliquent (oui, occasionnellement je suis d'humeur bavarde, je tiens ça de mon père ^.^) que si ils travaillent 10 heures dans la journée, cela consiste plutôt à faire 3h le matin, passer prendre un café chez eux, repartir travailler quelques heures, s'arrêter faire des courses, passer discuter chez un ami, repartir bosser en début de soirée, s'occuper chez eux pendant le "trou" de la nuit, puis repartir lorsque les clients rentrent chez eux, etc. Pour les inconvénients, je vous laisse les imaginer.

Du point de vue touristique et étudiant, le taxi est une aubaine. En effet, ils circulent toute la nuit et ne coûtent vraiment pas cher, comparé à leurs homologues européens. Un voyage en taxi nous revient la plupart du temps aux alentour de 7-8 pesos (moins de 2,5 euros). Le billet de métro lyonnais coûte 1,5 euros... Bref, voyageant presque tout le temps à plusieurs, cela revient vraiment peu cher et c'est un moyen de transport assez sûr, si on le compare aux colectivos circulant la nuit ou à une rentrée pédestre jusqu'à son appartement. La question du choix du moyen de transport lors de nos sorties nocturne ne se pose donc jamais.

A ne pas confondre avec les taxi, il existe un service concurrent que j'ai encore assez peu utilisé : les remis (prononcer rémisse). Contrairement aux taxis, les remis ne circulent pas dans la ville : ils attendent dans leur QG que quelqu'un les appelle. Et contrairement aux taxis, il s'agit de voitures "banalisées". L'usage du remis est un peu différent de celui du taxi : en effet, on sait dès le départ combien va nous coûter le trajet, le taxi quant à lui nous l'indiquant à la fin de la course. Avec un remis, on est donc sûr de ne pas avoir de mauvaise surprise. Ils sont également a priori assez sûrs. Mais, contrairement aux taxis, les remis sont plus utilisés pour de longues distances, quand il s'agit de sortir de la ville de Buenos Aires par exemple.

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